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Feuillet N° 27

 

Analyse PIXE et examen métallographique d'un ensemble de dinanderies médiévales

par L. MARTINOT, G. DEMORTIER, J. GUILLAUME, A. CHEVALIER & P. COLMAN

 

L'analyse élémentaire et l'examen métallographique sont des méthodes d'investigation très performantes qui permettent de répondre aux questions posées par un historien ou un historien de l'art au sujet d'un objet réalisé en métal ou, plus précisément comme nous l'entendons dans le cadre de cette étude, au sujet d'une œuvre d'art exécutée en laiton coulé. Ces questions portent le plus fréquemment sur la nature de l'alliage, sur l'origine de l'objet ou encore sur la technologie mise en œuvre et sur l'ancienneté de l'alliage qui, d'une manière générale, fixe aussi l'ancienneté de l'objet.

L'analyse élémentaire d'un alliage conduit à son identification complète et cette démarche s'impose toujours lors d'une première enquête. Classiquement, ce type d'analyse implique le prélèvement d'un ou de plusieurs échantillons qui doivent être représentatifs de la masse de l'objet. Cette procédure est acceptable lorsqu'il s'agit d'étudier une œuvre monumentale mais elle est tout naturellement refusée par les conservateurs de musées lorsqu'il faut examiner un objet de petite taille.

C'est essentiellement pour cette raison que nous avons abordé les dinanderies du Musée Curtius par le biais d'une technique analytique qui n'exige aucun prélèvement: la fluorescence de rayonnement X induite en bombardant la pièce à examiner par un faisceau de noyaux d'atomes d'hydrogène - un faisceau de protons - produit par un accélérateur de particules (accélérateur de Van de Graaff) ou par un cyclotron. Les caractéristiques de cette technique sont exposées ci-dessous.

A cause de la grande diversité de composition des alliages anciens fabriqués en Europe occidentale, les résultats d'analyses des éléments principaux qui constituent un laiton médiéval (cuivre, zinc, plomb, étain) ne permettent pas d'identifier l'origine géographique d'une dinanderie. Cependant, la connaissance de la nature et de la concentration des impuretés présentes dans l'alliage devrait apporter une aide certaine pour fixer le lieu d'origine des métaux ou, plus exactement, des minerais dont ils ont été extraits.

EXTRAIT (sans les notes) DU "FEUILLETS DE LA CATHEDRALE" N°27.

 

 
Réalisation : Fabrice MULLER – 2004-2007 © Trésor de la cathédrale.
Nombre de visiteurs : – Mise à jour de la page : 21-03-2009 .
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